Quand le levain est rafraîchi, il faut le pétrir

Quand vous prenez le temps, enfin,
Vous finissez par l’avoir, et vous ne le voyez plus passer;
Quand vous courriez après lui, tôt ou tard, vous le perdiez.

Et quand il est perdu, au contraire du pain, le temps est rassi et amer;
Alors que c’est le temps retrouvé qui fait pousser la mère, derechef !

(1) une poignée de raisins secs et une poire du terrain, couverts d’eau et puis, laisser passer une semaine de fermentation
(2) mélanger 180 ml de jus de ferments à 270 gr de farine => faire pousser durant 6:00 heure, a minima; vous obtenez la mère ô combien nouricière !

(3) une fois la pâte doublée en volume, ajouter 180 ml d’eau et puis, pétrir 5 minutes durant … et l’affaire est dans la manne : un chef est né !!

(4) et puis, et puis : 500 gr de farine, 133 gr de chef et  333 d’eau ( + 16 gr de sel ) et quelques heures plus tard, le premier pain au levain d’Italie !!!!

 

             Avant la cuisson !!!                                   Et, puis, après …
Je vous dis pas le goût du temps retrouvé et panifié avec amour !!!!

39° all’ombra … degli ulivi

IMG_9316Un mois, déjà un mois, et ce court temps qui a couru à la vitesse d’un éclair, si, un éclair, un instantané, un instant est né, en lequel se sont succédés, avec un certain succès, mais non sans téléscopages et heurts divers, heureusement sans mal : embarquement et entassement de notre Vieux Moulin orange dans le rouge camion de Mino, embarquement dans la  » nôtre machine  » et transhumance, pour la longue saison, des 3 animaux et des 3 humains, trop humains, deux jours d’avancée vers la fournaise pouilleuse ( étape à Bologne, charmante étape de charme et d’hospitalité ), arrivée, première brasse dans la piscine, seconde dans la mer, dans la chaleur à peine éventée, retrouvailles avec nos premiers amis de là-bas, dis, retrouvailles de nos petites affaires bruxelloises arrivées après nous, et puis, tant d’actions d’installation, d’exploration, de compréhension, d’acclimatation, d’adaptation, d’achats, de montage, de remontage, d’organisation, de découvertes, de décalages, de souvenirs déjà, de slalom parallèle entre un ici encore de superficie et un là-bas-hier, labazière, de profondes réminiscences, à peine laissé, tout empli encore de ces réalités, de ces relatifs, de ces intimes, de ces collègues, de ces lieux, de ces pitances, ces odeurs, de ces devoirs et de ces plaisirs, encore si présents mais de plus en plus à distance,.