Le « Nalscue® » est enfin disponible en France, et en Belgique, lanterne rouge de la RDR en occident, c’est pour quand ?

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BIENTOT A BRUXELLES ???

« Trente mois depuis que l’Agence de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a octroyé (5 novembre 2015) une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) pour la spécialité Nalscue® (naloxone 0,9 mg/0,1 ml en spray nasal), l’annonce officielle vient seulement d’être faite sur le site de l’ANSM : « Mise à disposition élargie du spray nasal de naloxone (Nalscue®.) » A la veille des fêtes de Noël :

 « Dans le cadre de son autorisation temporaire d’utilisation (ATU), Nalscue® peut dorénavant être dispensé dans un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) quel que soit son mode de gestion (associative ou hospitalière avec ou sans pharmacie à usage intérieur)  ainsi que par des centres et structures disposant d’équipes mobiles de soins aux personnes en situation de précarité ou d’exclusion gérés par des organismes à but non lucratif. » »

C’est ce dont nous informe Jean-Yves Neu dans une de ses dernières très bonnes livraisons.

A quoi sert la Naloxone, par voie nasale ou en intra-musculaire  ?

 » Ce médicament est indiqué chez l’adulte et l’enfant dans le traitement d’urgence des surdosages aux opioïdes, connus ou suspectés, se manifestant par une dépression respiratoire et dans l’attente d’une prise en charge par une structure d’urgence Le Protocole d’utilisation thérapeutique et de recueil d’informations (PUT) est disponible en cliquant ici  ou sur demande au laboratoire Indivior France (nalscue@mapigroup.com) « , je recite JYN, et comme le disais le Dr JP Lhomme ( regardez – le témoigner au nom de MDM France, à l »Assemblée Nationale Fr ), à Rabat, en décembre dernier, à l’occasion du TDO5, qui énonçait une évidence basée sur toutes les expériences,  » le seul effet secondaire de la Naloxone, c’est de sauver des vies ! « 

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Dr Jean-Pierre LHOMME

Au Québec, des interventions communautaires, menées par des « pairs » et soutenue par des formations de groupes d’usagers actifs, permettent de diffuser ces pratiques extrêmement efficaces et de sauver des vies d’autant que, à l’instar de l’émidémie d’overdoses que l’on rencontre au USA du fait de l’extension des traitements aux opiacés de synthèses ( morphines et autres Fentanyl ), le Canada connaît également une vague d’intoxication sans précédant.

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Le programme PROFAN, également présenté avec intérêt à Rabat, témoigne de ces pratiques qui prennent les usagers de drogues pour ce qu’ils sont, des êtres soucieux de leur santé, comme Mr et Mme tout le monde, voire parfois plus; avec, pour plus-value des programmes de formation au traitement de l’overdose, en l’attente des réanimateurs, une nette amélioraton de l’estime de soi et du soin de soi qui en découle irrémédiablement !!!

A voir, via ce lien YouTube, le petit film réalisé non sans humour par des usagers formés à la « technique » !!!

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Alors Mme DEBLOCK, c’est pour quand en Belgique qu’on sauve des vies ??

 

Une projection, laissée en friche depuis presque 10 ans, un parti poétique pris sur un quotidien anthropophage … « M’assoc » ( juin 2007 )

Voici un texte inspiré, il y a à peine 10 ans, par le foisonnement de projets qui étaient les nôtres, ceux de quelques uns des tout proches et intimes amis de lutte pour une cité meilleure mais plus belle aussi, une cité qui laisse moins pour compte, rassembleuse sans être racoleuse, une coulisse saine, une scène qui laisse couler les temps les uns vers les autres, à toute heure, sans heurt, à tout va, va, va …

Un simple texte de « bonnes intentions sans trop en faire » mais qui voit aujourd’hui, sous une forme plus militante, plus engagée, plus en phase avec un monde qui s’est durci, hérissé, « entropé », certains de ses espoirs se concrétiser en la  « Création de dispositifs nouveaux soutenant la prise en charge de publics fragilisés à Bruxelles » via le programme FEDER par l’action conjuguée de Médecins du Monde et de Solidarimmo

( lire absolument le Communiqué de Presse qui suit le lien !!! )

Voici un texte écrit avec ces idées qui venaient doucement perler à l’interface de mes engagements amicaux, professionnels et fraternels, largement inspirée par ces merveilleuses rencontres qui font ce que nous devenons, résolument, qui reste parfois dans les cartons, comme celui-ci, à ces rencontres qui m’ont tant donné, de lumière et de force aux moments les plus douteux … Comprenne qui pourra ce qui expirait alors, qui était en cours, un peu à l’encontre de la tendance du repli naturellement sécuritaire que nous connaissons, et particulièrement en temps de turbulences …

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Une maison de certaines libres associations, M’assoc

Long exposé du large motif

Depuis presque un an, fortement inspiré par la CNC (Cornouille Nerveuse Centrale), un projet se trouve en pré-gestation, tout en attente encore de semences nombreuses et d’origines si possible nombreuses, en une « locution » comme en cent, en voie de light mélange agorique ( du mot agora, scène de l’antique démocratie mais encore nom d’un projet anti-sécuritaire de certains connus ) …

Il s’agirait d’un projet destiné à conjuguer des idées, des volontés, des traditions, des activités quotidiennes et des réalisations exceptionnelles, des désirs et des plaisirs dans un sens collectif.

Un projet grammatical, pictural et culinaire dont les règles à définition continuée ont pour seule vocation de mélanger les mots, les couleurs et les ingrédients des vies.

Un projet de libre marché communal, de discours scrupuleusement orientés sans la moindre correction politique, de musiques travaillées et partagées jusqu’à la leçon, de chères (l’étymologie renvoie au visage – de l’autre, bien sûr, on le levinasse) fraîchement parées et à la portée de chacun pourtant.

Il s’agirait d’un projet d’hommes et de femmes, qui signent leur profonde croyance en la rencontre et dans la réalisation toujours partielle d’un chemin collectif et à d’autres ouvert ; à d’autres et non, car il s’agirait de démagogie, et non aux autres ou à l’autre fût-il grand ( le grand futile  ).

Il s’agiraitt aussi d’une entreprise qui fasse lien entre divers engagements sur d’autres scènes joués, engagement politique, engagement professionnel et, s’il nous plaît d’accepter cette néolocution, engagement intime.

Idée générale

L’idée générale réside dans la création, l’ouverture, la construction, l’érection, d’un espace -réceptacle – creuset – fermentateur ( aujourd’hui on dirait incubateur ), qui occupe dans les nombreux quotidiens autant de prétextes à sa vive et pacifique occupation.

Cet espace accueillerait, dans la mesure du possible, toutes les activités collectives à valeur politiques ajoutées (du genre Pôlis), activités qui tapisseraient les interstices de la vie professionnelle et /ou privée de ses occupants.

La Bellevilloise, la « forteresse culturelle » … 

En effet, entre les périodes de labeur et les investissements du strict intime, certains d’entre nous passons de très nombreux intervalles de temps en des lieux intermédiaires, tantôt pour des moments d’exception que les espaces traditionnels ne peuvent accueillir (réunions, conférences, séminaires, fêtes, ……) tantôt pour rencontrer des connus en un autre espace, autour d’un loisir socialisant (le boire, le manger, l’écouter, le voir, le danser, etc …).

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L’entre-deux (activités) représente, pour certains citoyens que nous sommes, entre travail et maison, entre deux rendez-vous, entre travail et loisir, entre maison et loisir, entre chez moi, chez nous et chez toi, chez vous, l’occasion souvent ratée, faute d’espace « approprié », de déposer corps et esprit en un lieu authentiquement commun :

  • assez attractif mais assez neutre à la fois,
  • un lieu de passage et de station confortable,
  • un espace multidisciplinaire, entre l’utilement pratique (s’alimenter de quelque genre ou bénéficier d’un service) et le gratuitement ludique,
  • une halte – garderie – de – soin – de – soi,
  • en un lieu de rencontre et d’isolement, de recueillement et de glanage,
  • en un lieu de commerce à transaction plus humaine que financière,

Ce projet prétend également fournir à un groupe au moins de citoyens bruxellois, la trame spatio-temporelle d’une « sur – socialisation » volontariste, de même, qu’un espoir d’inclusion, par diverses manières, de ceux qui, démunis de « facteurs de socialisation », se trouvent généralement aliénés dans des « habitats » de la grande marge.

Ce projet serait dès à présent un cadre que les associations libres pensives devraient pouvoir investir et faire leur, par le biais d’un mise en communauté des biens de l’esprit …

S’il n’était qu’un principe : les 10 % du Maasser   ( מעשר  )

Il est écrit dans la Torah « tu prélèveras chaque année, la dîme de toute la récolte qu’aura produit ton champ » (Deutéronome chap.14 v.22). « Par cette mitsvah (bonne action), on obtient l’assurance de s’enrichir, ainsi que l’ont notifié nos sages dans le Talmud : « Prélève le maasser afin de t’enrichir ».  10 % de tes biens, de tes récoltes, de tes gains, seront donnés à la communauté et destinés, soit aux œuvres collectives, soit aux plus pauvres de la communauté afin qu’ils puissent participer pleinement à la vie de la cité, tel est l’esprit du Maasser.

L’application de ce principe à la M’assoc se ferait dans l’esprit de la mutualisation des plaisirs partageables  : les co-animateurs de cette entreprise s’engageraient à « donner » une partie de leur « activités », de leur temps, voire de leur bénéfice, au profit de l’œuvre collective.

C’est à dire qu’ils s’engageraient à remplir le creuset d’une part infime de ses habituels ingrédients pour en faire bénéficier les usagers de la M’assoc.

Par exemple :

Par exemple, tel théâtre, tel club de jazz, tel festivalier, telle cinémathèque, etc … y organiseraient, une ou deux fois l’an, une représentation faisant partie de sa programmation, un spectacle out, la somme de tous ces événement dûment agendés devant permettre l’occurrence d’un nombre important d’évènements en une combinatoire tout à fait imprévue.

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De même, tel artisan ou commerçant de bouche destinerait une partie de sa production « simple mais excellente », à un prix de revient moins onéreux (mais sans auto-concurrence), lesquels seraient mis en vente pour consommation sur place, selon une table d’hôtes « viens-y, j’ai acheté qqchose de bon à boire et manger ».

Les associations seraient au centre de ce « lieu de maasser – ation » ; 10% des réunions de type journée institutionnelles, séminaires internes, conférences externes, et pour celles qui ne disposent pas d’espace suffisant, des lieux de rencontre d’exception (à l’occasion de visites de collègues étrangers, d’assemblées générales, etc …) s’y tiendraient. L’agenda de chacune serait construit en sorte d’occuper de façon optimale et surtout vivante, le réceptacle de tous ces mouvements associatifs forcément en voie de croisement. Il ferait bon sortir de son chez soi institutionnel quelque fois l’an pour venir travailler en extérieur …

Un système de tickets « restaurant, auditoire, librairie, cyberstation, etc … » serait de nature à contracter d’avec l’une ou l’autre association, institution, opérateur, privé ou public, les conditions d’une fréquentation surdéterminée.

Le corps ne serait pas laissé pour compte : sous la forme de cours ou de services, des activités sportives de qualité particulière et d’inspiration multiples pourraient être proposés comme autant d’infra- ou de méta – textes d’intérêts partagés.

Un lieu d’inclusion des moins munis, un lieu d’insertion des plus exclus.

L’espace serait largement ouvert et l’euro ne serait pas, a priori, le mode de sélection de la politèle.

Seuls les choix « programmatiques », les menus, les décors, les odeurs, les rythmes, les couleurs, devraient être susceptibles d’opérer des mouvements d’attraction ou de répulsion.

A cet égard, l’attention serait portée au mixage des mouvements des sous – populations à capter. Les associations joueraient de diverses manières l’ambition de l’inclusion.

La tenue d’activités incluant les usagers des services en ce lieu d’ouverture devrait être de nature à imprimer un premier mouvement.

la-bellevilloise-paris-east-village-breakfastL’inclusion des usagers en voie de réinsertion « professionnelle » dans des postes de travail offerts par l’espace devrait compléter de façon très porteuse l’engagement du projet dans une vocation d’inclusion citoyenne plus profonde.

Par quels M’acteurs ?

Le projet serait mené par un petit groupe de personnes impliquées de cœur et pouvant consacrer au moins un dixième de leur temps de travail réel.

Des professionnels de « l’inclusion sociale », de la restauration artisanale, de la vente, du spectacle et des arts, ainsi qu’un ou deux acteurs publics de la Ville … formeraient le « core »  de ce projet ( où est pasé le « core » ?).

Un secrétariat poétique et une gestion  humanitaire seraient mis sur pied au moment même de la confection pratique du projet ; un subside serait donc demandé et obtenu pour diriger des travaux d’approche et des études de faisabilité.

Dès à présent, la «recherche » d’inspiration sera à l’ordre des jours et des nuits des promoteurs auxquels l’ont souhaite une longue phase d’euphorie maniaque.

Et c’est ainsi que se terminait ce premier jet … il y a presque 10 ans d’ici.

C’est exactement comme avec la substitution aux opiacés …

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Une lutte s’engage aujourd’hui autour de l’inocuité de la cigarette électronique, non seulement en terme de toxicité directe  ( en tous les cas, il faudra arrêter de dire que l’e-cigarette constitue un traitement de  substitution au tabac, mais bien d’une substitution à la nicotine du tabac) mais, c’est nouveau, ça vient de sortir, c’est malin, c’est perfide, comme les opposants au Baclofène, comme les vertueux de la seule abstinence comme alternative aux addictions, si, si, il en existe bien plus que l’on ne le croit, il s’agit maintenant de prétendre que la cigarette électronique est et sera de plus en plus la porte d’entrée, pour les primo-addicts, vers le tabac et toutes les autres méchantes drogues, prétention à cette ancestrale théorie de l’escalade à nouveau revisitée au plus grand bénéfice, on le suputte, on le suspecte, on le comprend aisément car il n’y a qu’un pas de porte fort bas malgré les accises, des cigarettiers cow-boys, heureux bowlingers et autres caravaniers !

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C’est ainsi que Jean – Yves NAU, dans son avant – dernière livraison  » La démonisation de la cigarette électronique est l’une des incarnation de la post-vérité « , dénonce un nouvel avatar de l’opposition morale à la Limitation des Dommages, laquelle avance souvent sous le masque de la Santé Hygiéniste …

No Passaram, soyons vigilants !!!

 

L’histoire des drogues, comme toutes les bonnes histoires, se répète, bégaie, est redécouverte, revisitée, réinterprétée, mais toujours (re)dévoile le génie de l’homme à les utiliser (aussi) pour rendre la vie moins douloureuse voire plus belle …

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Aujourd’hui plus qu’il y a 5 ans, me semble-t-il, et peut-être le paradigme de la « limitation des dommages » aidant, le corps « thérapeutique » acceuille avec plus d’ouverture les témoignages de plus en plus nombreux, à propos des drogues psychodysleptiques, d’un usage « éclairé » par la communauté des consommateurs,  à des fins de développement personnel et / ou de « soins psychiques ».

MDMA, Ayahuasca et autres Ibogaïne sont de plus en plus expérimentés pour des propriétés ressenties comme « thérapeutiques » de certains états de souffrance chronique.

Sans parler des variétés de cannabis, aux différentes teneurs relatives en tel ou tel composant, qui ont montré le chemin à des firmes strictement commerciales d’un nouveau marché de remèdes « présumé soft » à tous ces maux que l’on classe encore trop souvent, par ignorance étiopathogénique, dans la catégorie des troubles fonctionnnels, et que les médecines traditionnelles négligent ou dont elles nient simplement l’existence.

La psylo n’échappe à ce re-nouveau médicinnal comme en témoigne l’article récemment répercutée dans une e-revue on ne peut plus classiquement sérieuse ( MediPlanet n° 1783 ) et il me souvient ausitôt la fierté avec laquelle un de mes maîtres de stage relatait avec 

Des hallucinogènes contre l’anxiété et la dépression?

La psilocybine pourrait rentrer dans la pharmacopée pour soutenir les patients atteints de cancer avec un syndrome d’anxio-dépression …

psilocybine2La psilocybine est, comme chacun sait, cette substance psychoactive contenue dans bon nombre d’espèces de champignons dont la plus connue est celle des psilocybes. Les effets psychoactifs sont essentiellement dus aux médiateurs sérotoninergiques. L’idée est donc rapidement venue qu’on pourrait les utiliser dans les troubles obsessionnels compulsifs, ce qui a été fait avec un certain succès.

Depuis les recherches se poursuivent et une équipe américaine a mené une petite étude bien conduite en double aveugle chez 29 patients ayant développé un syndrome d’anxio-dépression lié à leur cancer. Les patients ont été randomisés en deux groupes équivalents et ont reçu soit une dose unique de psilocybine à raison de 0,3 mg/kg soit une dose unique de niacine en conjonction avec une psychothérapie dans chacun des deux groupes. L’objectif était de comparer les scores d’anxio-dépression dans les deux groupes à 7 semaines avant le cross-over. A ce moment-là, les patients ont reçu le traitement qu’ils n’avaient pas eu au départ.

Au moment de l’évaluation à 7 semaines, les patients sous psilocybine ont connu une amélioration immédiate et substantielle ainsi que soutenue des symptômes d’anxiété et de dépression. Celui-ci a permis de réduire le désespoir lié à la maladie, d’améliorer le bien-être psychique et d’augmenter la qualité de vie. Après 6,5 mois de suivi, la psilocybine était toujours associée à des effets anxiolytiques et antidépresseurs chez environ 60 à 80% des patients traités. Cela s’est traduit aussi par une amélioration soutenue de la qualité de vie.

En conjonction avec une psychothérapie adaptée, il semble donc bien qu’une dose modérée de psilocybine permette aux patients atteints de cancer de passer de mauvais caps psychologiques…

Rapid and sustained symptom reduction following psilocybin treatment for anxiety and depression in patients with life-threatening cancer: a randomized controlled trial

« PSILOCYBINE, QUAND LA PSYCHIATRIE EXPLORE LA CRÉATION, LES ANNÉES 60 À SAINTE-ANNE »

 Psilocybine, quand la psychiatrie observe la création, les années 60 à Sainte-Anne

Le Centre d’Etude de l’expression organise depuis plusieurs années des expositions thématiques, réunissant des oeuvres de la Collection Sainte-Anne, mais aussi des œuvres d’artistes contemporains et des œuvres de collections particulières.

psylocreatLe thème choisi pour l’exposition qui sera inaugurée à l’occasion des « Journées Européennes du patrimoine » s’inscrit directement dans une triple histoire : l’histoire des années 1960 à l’hôpital Sainte-Anne, l’histoire de l’art contemporain et l’histoire de la recherche sur les processus de pensée et de création.

Cette exposition est fondée sur les travaux et la thèse de René Robert qui rend compte de l’expérimentation en 1960, d’une substance hallucinogène pour des artistes. L’un d’entre eux, Jean-Jacques Lebel a mis ses souvenirs et ses œuvres à notre disposition. C’est ainsi qu’il a été possible de rassembler un ensemble d’œuvres très essentielles liées aux expériences de création sous psychodysleptiques, à savoir la psilocybine.

Ce voyage dans l’histoire de la psychiatrie et dans les arcanes des processus de création n’aurait pas pu se faire sans les documents et les œuvres que Liliane Robert avait soigneusement conservés.

Artistes exposés : Jacques Breton, Jean-Martin Charcot, Philippe Hiquily, Pierre-Xavier Laffite, Jean-Jacques lebel, Sam Mandel, Henri Michaux, Frédéric Pardo, Vida Parme, Daniel Pommereulle, Bernard Saby, Nathalie Waag…

Anne-Marie Dubois