Opération coup de poing à Molenbeek … Contre des terroristes, mon bon Monsieur ? Non, ma bonne Dame, pour arrêter des sans-papiers connus de la commune et du CPAS en flagrant délit de résistance au retour forcé …

Je reproduis ici un article de Selma Benkhelifa  paru dans le Vif :

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Résultat de l’action Molenbeek tweeté par Theo Francken très fier: 14 illégaux arrêtés, 6 mauritaniens, 2 guinéens, 1 Guinée Bisao, 2 sénégalais, 1 ivoirien, 1 malien, 1 burkinabé. Douze d’entre eux sont emmenés en centre fermé.

On peut légitimement s’interroger sur l’utilité et sur le coût d’un tel déploiement policier pour arrêter douze personnes parfaitement inoffensives à qui rien n’est reproché en dehors du fait d’être sans-papiers. En cette période de grandes déclarations sur l’austérité, le contribuable peut espérer que son argent soit plus utilement dépensé. Une centaine de policiers, des dizaines de véhicules et un hélico pour douze sans-papiers, c’est inédit.

D’autant plus que ces sans-papiers sont bien connus des autorités. Ils occupent cette ancienne seigneurie abandonnée depuis plus de deux ans, ils étaient en contact régulier avec la police de quartier, le CPAS, la commune, etc… Un conseil communal pour discuter de la situation du groupe « La Voie des sans-papiers » a eu lieu ce vendredi.Ce groupe composé de familles avec des enfants manifeste régulièrement et revendiquent des solutions qui permettraient aux parents de travailler.

Pourquoi subitement une réaction fédérale d’une telle brutalité?

Peut-être d’abord pour effrayer les sans-papiers et leur dire que revendiquer des droits peut les conduire tout droit en centre fermé.

Mais la vraie raison est un projet que la NVA couve depuis longtemps.

Déjà fin 2014, Théo Francken avait proposé que les policiers puissent entrer chez les sans-papiers sans mandat. Cette proposition n’était pas passé au Parlement, tout simplement parce qu’elle est anticonstitutionnelle.

Notre Constitution protège le domicile. Sans de bonnes raisons évaluées par un juge d’instruction, aucun agent ne peut pénétrer dans votre domicile, sans votre autorisation expresse. Il existe bien sûr des exceptions en cas d’appel au secours de l’intérieur ou de flagrant délit. Mais la règle est la règle, un agent qui pénètre dans un domicile privé sans autorisation commet lui même un délit punissable.

L’ « action Molenbeek », qui s’est fait en violation flagrante de la Constitution, était un test opinion publique. Jan Jambon annonce quelques jours plus tard, toujours sur tweeter, qu’il veut que les policiers puissent entrer sans mandat, s’ils ont une information selon laquelle il pourrait y avoir un sans-papier chez vous. Se souvenant du revers de 2014, il explique que la présence d’un sans-papier serait en soit un flagrant délit. Un délit de quoi? Un délit d’exister pour le sans-papier? Un délit de solidarité pour le belge qui l’héberge?

Les sans-papiers, comme les SDF, font partie de notre société, ils en sont les membres les plus vulnérables. Chaque fois que le gouvernement veut s’attaquer aux droits fondamentaux, il commence par essayer sur les sans-papiers. Ils sont le laboratoire de leurs atteintes à nos droits.

Mais après eux, chez qui les policiers pourront entrer sans mandat: les chômeurs soupçonnés de cohabiter, les malades de longue durée, vous, moi ?

L’article 15 de la Constitution sur l’inviolabilité du domicile doit s’appliquer à tous. Sinon il ne s’appliquera plus à personne.
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Fois partagé

Dangers, dommages, risques … comparés des drogues : le cannabis en milieu de peloton !

la-potion-magique_asterixSe faire une idée « objective »  des dangers de la consommation d’une drogue comme le cannabis semble essentielle pour conduire une approche intégrée d’une politique qui vise, autant que possible, c’est à dire avec raison et efficacité,  à limiter les dommages liés à un usage devenu presque aussi courant que l’alcool ou que la cigarette.

Les médecins et les psychiatres ne sont pas toujours les mieux placés pour apprécier la dangerosité d’un comportement dans la mesure où ils n’ont à s’occuper que des situations « problématiques », extrêmes, et ce par le bout de la seule lorgnette appartenant à leur spécialité.

Peu d’entre eux pensent en terme de santé publique et en une perspective statistique, encore moins à la lumière de logiques de type circulaire; or, les effets de la consommation d’un produit sur le système humain sont des plus complexes et subtiles car ils dépendent de nombreux facteurs articulés.

Dès lors, comment évaluer les effets du cannabis sur un sujet lorsque l’on sait que sa composition en ses nombreux  « cannabinoïdes » est variable ( cf. tableau n°1 ), que le mode de consommation ( voie orale, fumée ou vaporisation) et la quantité de produit peut fluctuer dans des proportions importantes ( quelques joints « festifs » lors de soirées de WE  à une conso quotidienne de plusieurs joints durant des années durant ), que nos susceptibilités psycho-patho-logiques sont aussi diverses que sont variables les conditions d’existence de chaque consommateur ?


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Tableau 1 d’après le site de l’Union Francophone pour les cannabinoïdes en médecine                                -> http://ufcmed.org

Il n’existe plus aujourd’hui une voix responsable qui ose encore déclarer que la consommation de cannabis ne présente aucun risque, n’expose à aucun danger; après quoi, il est nécessaire de répondre aux questions suivantes : quels dommages peut-on imputer directement à la consommation de telle ou telle forme de cannabis, combien de consommateurs sont-ils concernés par ces dommages, quelle probabilité le consommateur a-t-il de présenter tel ou tel problème,  et enfin,  dans quelles conditions la consommation peut-elle devenir dommageable ?

Pour conduire une politique à la fois efficace et crédible, il faut répondre à toutes ces questions et, une fois les liens entre les consommations et les méfaits établis avec précision et nuance, il reste alors à  déterminer les possibles mesures  pour en diminuer l’occurence et l’ intensité, c’est à dire pour en promouvoir le « bon usage« .

Il n’est pas inutile de répéter, même si cela ne plaît pas à tout le monde, que la réduction des méfaits, en ce compris des méfaits du Cannabis, est une  posture humble, réaliste et responsable qui se situe à l’opposé de l’incitation à la « débauche » de dépenses pour une guerre à la drogue ( = prohibition ), perdue depuis belle lurette,  en terme de prévalence des consommateurs et de dangerosité des produits en circulation libre bien que clandestine car illégale, guerre qui ne soulage, hypocritement de surcroît, que la conscience de ceux qui ne veulent pas admettre la défaite.

C’est, me semble-t-il,  la seule et pragmatique alternative au réflexe quasi reptilien qui consiste à s’écrier  » puisque c’est dangereux, c’est à présent prouvé,  y a qu’à l’interdire ou plutôt confirmer l’interdit  ! « ; c’est le seul choix responsable pour contrer cette « foi radicale » en la  tolérance zéro, laquelle foi est essentiellement conditionnée par la peur, le jugement morale et les illusions sécuritaires.

La comparaison  » de la dangerosité  » des différentes drogues d’usage pour fixer les propriétés en terme de prévention et de soin, pour apprécier la relativité de nos postures éthiques mais encore pour fonder une politique de santé publique responsable …

 

nuttLe Professeur David NUTT s’est fait connaître au Royaume Unis pour ses positions tranchées et tranchantes sur les dangers relatifs des drogues d’usages et sur la légèreté avec laquelle les décideurs de son pays ne les prenaient jamais en compte dans les législations y afférentes. Rappelons – nous cependant qu’au détour des années 80 le Royaume Uni a, bel et bien et honni soit qui mal y pense,  God save the Manhood, Robin, décrété que le « Sida était plus dangeruex que la drogue »; en conséquence de  quoi les pratiques de traitement et/ou de délivrance contrôlée d’opiacés de substitution en ce compris d’héroine médicinal (DAM) ont été promues comme un des moyens de minimiser les risques infectieux liés à l’usage d’opiacés.

De nombreuses pratiques et comportements humains peuvent ( probabilité quand tu nous tiens  ! ) induire des dommages socio-sanitaires; la conduite automobile en est le plus bel exemple; entre beaucoup de nécessité et un peu de plaisir parfois, cette pratique organise, à sa manière, une dépendance que démontre la propension d’aucun à utiliser son véhicule automoteur pour des trajets insignifiants.

Tout le monde est sensé savoir, personne ne peut l’ignorer, que chaque année quelques belles vies s’envolent sur nos routes :  en 2015, on a dénombré 40.303 accidents de la route faisant au total 52.571 victimes, parmi lesquelles 732 personnes ont perdu la vie dans les 30 jours suivant l’accident. Le nombre de tués n’a plus diminué depuis 2013.( selon les statistiques du  SPF Economie –  economie)

En Europe, le décès, chaque année, par surdose ( généralement d’héroïne ), surviendrait à raison de 17 par million d’habitants ( soit 190 pour la Belgique ) et serait en diminution depuis 2009 (selon le rapport 2014 de l’OEDT oedt.

C’est dire si le traitement de cette activité hautement dangereuse, non seulement pour les conducteurs et leurs passagers plus ou moins consentant, mais, encore, en terme de nuisance et de pollution publique (je ne me hasarderais même pas à chiffrer le dommage) est particulièrement complaisant par rapport à celui qui prévaut en matière de drogues.

Si ce ne sont les dommages sécuritaires essentiellement liés au régime de prohibition, il faut rappeler que les dommages liés aux consommations de drogues ne concernent le plus généralement que les usagers eux-mêmes.

Pour en revenir à la dangerosité comparée, David NUTT a établi 9 critères permettant selon lui de classer plus objectivement des méfaits de la consommation d’un produit. Ces critères sont repris dans le tableau ci-dessous :

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Et le verdict est clarissime en ce qui concerne le Cannabis, clair mais sans le moindre angélisme; non la consommation du cannabis n’est pas sans risque; mais elle est moins nocive que bien d’autres puisque la palme revient à l’alcool et que le grand dernier ( à la limite de l’élimination en matière de dangerosité ) concerne les champignons hallucinogènes …

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Pour rappel, le tabac est une drogue qui possède un très gros potentiel addictogène et qui en terme de santé est réputé particulièrement dangereux : les fumeurs de tabac ont 20 plus de chance de développer des cancers  que les non-fumeurs alors que les fumeurs de cannabis ne sont que 2,6 x plus susceptibles de développer des psychoses chroniques, maladies qui se soignent de mieux en mieux et dont le pronostic vital est nettement meilleur que le cancer, juqu’à nouvel ordre, car il se pourrait qu’un jour, retour historique de la manivelle bégayante, l’on déclare à nouveau le délire illégal et l’on enferme les fous avec les délinquants, voire on les brûle en place publique comme les sorciers du temps jadis !!

Alors pourquoi deux poids sanitaires et deux mesures répressives ?

D’autant que la régulation de l’accès au Cannabis devrait réduitre encore les dommages auxquels nous assistons aujourd’hui du fait de l’absence de contrôle sur les qualités des cannabis disponibles ( en particulier en principe psychoticogènes ).

Les drogues sont parfois nocives; laissées entre des « neurones » irresponsables, elles peuvent devenir dangereuses, comme les bolides qui arpentent nos autoroutes pourtant bien balisés et malgré les ABS et autres rails sécuritaires  ! Si  un permis de consomer  des drogues n’est pas vraiment envisageable ( un permis à joints ), la promotion  du Bon Usage est une nécessité première dans le même temps que la responsabilité des décideurs est de mettre en oeuvre des mesures qui fonctionnent ( comme des règlement à l’accès et le contrôle des qualités des cannabis ) plutôt que de laisser les marchés entre les mains de vendeurs sans scrupule sanitaire et, ce qui se passe partout en ces régions atteinte d’ autruchite chronique, de tolérer cette guerrière illusion que produit le fanatisme sécuritaire !

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Si demain je devais (encore) parler des risques (de la consommation) du Cannabis … ( 2.3. effets recherchés )

Plan.jpgAujourd’hui, j’aborderai la « difficile question » des effets recherchés : en effet, il s’agit d’une question rarement posée au consommateur par les thérapeutes et les soignants qui lui préfèrent une exploration des effets secondaires ( afin d’armer leur prévention par la peur ) ou, plus ancienne préoccupation encore, s’obsèdent à proposer le sevrage en vue de déterminer les manques et les malaises que masquaient habilement es cannabinoïdes réunis. Les effets recherchés par les consommateurs ne se superposent pas tout à fait à ceux qui sont répertoriés sur le Grand Réticule ( Web ) sous le mot-clef  » effets positifs  » et qui sont en réalité rien moins que les effets recherchés mais secondairement redéfinis comme voire promus au rang d’alternative à la médecine traditionnelle … cf. STUDY SHOWS SMOKING WEED COULD BE YOUR NEW DIET PLAN   ou encore ce qu’un site de produits « naturels » ( Mr Ginseng ) propose en terme de propriétés médicinales …

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Et pour évoquer ces effets recherchés, dans le même temps que je vous citerai ceux qui sont épinglés par les nombreux experts qui se penchent sur la Canne, je vous ferai part des résultats du petit sondage que j’effectue en ce moment même, en sus de mes activités hautement curatives, auprès de consommateurs problématiques ou non, récréatifs, automédicatifs et/ou explorationnels !

Quels sont les effets recherchés par les consommateurs de Cannabis selon les experts es-Canne ? Voilà ce qu’en dit le site Stop-Cannabis.CH

La plupart des consommateurs expliquent qu’ils consomment pour se relaxer ou pour obtenir du plaisir ou une forme de bien-être. Dans une étude avec des adolescents (16-22 ans), environ 91% estiment qu’ils fument « juste pour être pété » et 73% fument pour « améliorer une activité« , enfin, 70% pour « rendre une activité moins ennuyeuse« . En recherche clinique, on fait l’hypothèse selon laquelle les personnes utilisent et maintiennent leur consommation de cannabis, notamment pour faire face à des émotions négatives (l’anxiété ou la déprime, par exemple) ou des pensées désagréables (des soucis) (Spencer, 2002 []).

Les résultats de cette recherche concordent avec d’autres. De façon général les consommateurs de cannabis recherchent une diminution des émotions négatives telles que l’anxiété (Buckner, 2007 ; Hathaway, 2003, Patton et al., 2002).

Selon une étude belge (Ministry of Public Health of Belgium, 2002 []), les principales  raisons évoquées pour maintenir une consommation régulière de cannabis sont :

  • la détente, la relaxation
  • la sensation de bien-être
  • une meilleure appréciation de la musique, de films, etc.
  • une meilleure sociabilité

L’étude de Boys et al. (2001) [] vise à analyser les raisons de consommer chez 364 jeunes (16-22 ans) consommateurs de différentes substances. Ce tableau montre la proportion de jeunes consommateurs de cannabis qui estiment que la raison invoquée explique bien leur consommation. Par exemple, 96.8% des consommateurs interrogés estiment que le cannabis les aide à se relaxer.

Cette substance a été utilisée pour…

Proportions de consommateurs de cannabis en accord

Vous aide à vous relaxer

96.8%

Juste pour être « stone » (« pété ») ou intoxicated (« intoxiqué »/ « pété »)

90.7%

Améliore une activité comme écouter de la musique, jouer aux cartes ou faire du sport

72.8%

Aide à rendre quelque chose que vous étiez en train de faire moins ennuyeux

70.1%

Vous aide à dormir

69.6%

Vous permet de vous sentir mieux quand vous êtes déprimé

69.0%

Vous aide à apprécier la compagnie de vos amis

66.4%

Aide à faciliter la « descente » (after effects) des autres substances

64.6%

Vous aide à arrêter de vous soucier pour des problèmes

57.7%

Vous aide à vous sentir exalté ou euphorique

46.1%

Améliore l’effet d’autres substances

44.3%

Vous aide à vous sentir plus confiant ou plus apte à parler à des gens dans des situations sociales

36.5%

Vous aide à continuer lors d’une soirée avec des amis

35.9%

Vous aide à perdre vos inhibitions

28.1%

Augmente les sensations quand vous avez des activités sexuelles

27.8%

Vous aide à vous concentrer ou à travailler ou à étudier

20.9%

Vous aide à rester éveillé

7.5%

Voilà ce qu’en disent les consommateurs : le cannabis, comme d’autres drogues, procure du plaisir ( drogue hédonogène ), sous des formes diverses, en fonction de chacun ( chacun y est déiversément sensible, et y trouve diversément son compte ) et /  ou diminue le déplaisir ( drogue nirvanogène ).

Il va sans dire que la santé ( sociale, mentale et somatique  en étroite relation d’avec leurs déterminants divers ), équilibre aussi instable qu’escompté par tout un chacun, oscillant entre tous les heurs, bons et mauvais, reconnaît aisément dans la Canne un régulateur relativement facile à diriger, d’où son succès jusqu’ici indémenti …

 

Si demain je devais (encore) parler des risques (de la consommation) du Cannabis … ( vision générale )

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Eh bien, aujourd’hui, je construirais une présentation-clé dont le titre serait plutôt  » Cannabis et Santé ( Publique )  » et selon le plan suivant :

 

 

 

Plan d’une intervention experte ( en psychiatrie )

  1. Typologie des experts  es « cannabis »  = pourquoi les experts ne semblent pas  être d’accord ? Sur quoi les experts s’accordent – ils ? Sur quoi les experts ne sont pas d’accord ? « Forums citoyens ou Académie des sciences ? »
  2. Comment agit le cannabis et quels sont les dommages que sa consommation peut entraîner ?
    1. Le cannabis est une plante qui contient beaucoup de composants dont nombre d’entre eux sont diversément psychoactifs; le Cannabis d’hier, d’aujourd’hui et de demain …
    2. Modes de consommation plus ou moins problématiques
    3. Effets recherchés (pourquoi tant de belges fument le joint)
    4. Dommages immédiats – fréquence
    5. Dommages d’une conso prolongée – fréquence
  3. Dépendance et sevrage : oui, ça arrive mais, le CannaStop, c’est pas si difficle  …
  4. Dangerosité comparée des drogues d’usage : tous les dangers de toutes les drogues en un tableau …
  5. Dommages liés au régime d’interdit légal : Dommage que c’est illégal !
  6. Pourquoi certains médecins sont contre une « légalisation » ( les experts de la peur des dangers ) ?
  7. Pourquoi certains médecins, dont je suis, sont pour une « règlementation »  ? ( les experts de la gestion des dangers )
Et, j’insisterais, au final, c’est banal, sur l’intérêt d’une règlementation de l’accès au Cannabis en me référant à la publication du GREA (⇐ ⇓ CLIC), à propos des modèles de règlementation du Cannabis …

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Par(les)chemins retrouvés …

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Idéal d’autonomie et chronicité : la durée de la cure

 

Ce texte, ci-dessous, a fait l’objet d’un exposé présenté au château du Karreveld le 6 mars 2001 lors d’une conférence organisée par les Antennes du Projet Lama et une publication dans Santé Conjuguée en octobre 2001 – numéro 18

Un soir de septembre, j’honorais publiquement une commande des Antennes du Lama à propos cette question-barquette de la dépendance au travers et à partir des addictions ( en fait, on n’utilisait pas encore ce vocable made in USA, en ces temps reculés ) à ces drogues qui altèrent en sens divers notre, votre, leur appréhension des mondes psychiques et des relations aux objets aimants et aimés +/- identifiés ( OAAI ).

Qu’en direz – vous, de ce jet d’esprit,  de ce « Je » de mots, de ce texto sensu, de cette Ah !!! la lettre ?      Lisez le lien en pointant ce qui suit en bleu ou en « cliquant » sur l’image ideal-dautonomieautonomie

 

 

 

Faire la Politique avant que les politiques ne vous fassent, ne vous façonnent …

La fermeture de Caterpillar, tout le monde s’en empare comme d’un nouvel attentat à la pudeur d’un socio-libéralisme à peine voilé ! Et chacun de s’effaroucher  de la brutalité sans vergogne d’actionnaires qui tranchent plus encore dans le vif de ceux qui subissent déjà , très loin de là, les implacables lois de la traite des laborieux. La Wallonie va mieux puisqu’elle n’est plus le Bengla-Daech de la main-d’oeuvre à bon marché !!!

Allez, un bon petit Bacon au déjeuner, de bons petits Jobs (an  « apple a day » keeps the conscience away ) et tous les Mars attacks  repartent de plus belle…

Se faire des idées avant que les idéologies ne vous les défassent et puis, ne vous effacent   …

Sur la pointe du coeur de Bruxelles …

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Place du Jeu de Balle ou Vossenplein

Entre Mass de Bruxelles, non loin de la Senne (en)voûtée, jusqu’à l' »hospital » Saint-Pierre ♣ , érigé dans les bâtiments de la léproserie homonyme, je m’arrête un instant sur la rive sud de la place du Jeu de Balle, Vossenplein en flamand ♥ où se côtoient l’ancien et le nouveau, la Clef d’Or et le Chaff, le Pin Pon dans la Caserne et le Bikkenek’ …

♣  Du couvent au 3e millénaire : historique du CHU Saint-Pierre

En 1174, les bâtiments d’une léproserie entouraient une chapelle dédiée à Saint-Pierre. Ce n’est qu’en 1783 que les bâtiments de l’ancienne léproserie reçoivent une affectation véritablement hospitalière. Dans ce premier hôpital Saint-Pierre, le Magistrat de Bruxelles établit un « hôpital succursale » du vieil hôpital Saint-Jean. L’établissement est cédé à l’état autrichien en 1786 et Joseph II y établit un « hôpital général » du modèle de celui qu’il a créé à Vienne. En 1788, il y fait transférer les cours de clinique de la faculté de médecine, antérieurement installée à Louvain et l’hôpital devient ainsi un hôpital « universitaire ».

C’est sous l’Empire, que pour la 2e fois, Saint-Pierre devient un hôpital d’enseignement clinique. S’y ouvrent en 1809 des « cours gratuits de médecine, de chirurgie et de pharmacie » destinés à former, non plus des universitaires, mais de simples officiers de santé. Ces cours, réorganisés en école de médecine à partir de 1824, n’en constitueront pas moins le noyau de la faculté de médecine de l’université de Bruxelles. Revoici donc l’hôpital devenu un établissement d’enseignement de niveau universitaire. L’hôpital, à cette époque, est toujours installé dans les bâtiments du 18e siècle, à peine modifiés. Ils sont devenus totalement insuffisants et vétustes.

L’hôpital universitaire de proximité

Une première reconstruction a donc lieu entre 1849 et 1878. Ce 2e Saint-Pierre compte 777 lits en 1877. Vers 1885, sa réputation, sur le plan de la chirurgie notamment, est prestigieuse. Après Louis-Joseph Seutin, le premier des grands chirurgiens belges, Jules Thiriar et Antoine Depage y opèrent. L’un des premiers en Belgique, il se dote d’une installation de radiographie (1898). Mais les bâtiments du 2e Saint-Pierre, à peine terminés, font l’objet de nombreuses critiques de la part des utilisateurs. La multiplication rapide des services spécialisés et la création des laboratoires (± 1890), les débuts de la recherche clinique, l’augmentation du nombre des étudiants en médecine, tout cela fait souhaiter dès 1900 l’édification à Bruxelles d’un hôpital « moderne » adapté à l’enseignement et à la recherche. La situation de l’hôpital Saint-Pierre en plein coeur d’un quartier peuplé en a fait, dès l’origine, un hôpital où les soins de porte sont extrêmement développés.

L’Université souhaite faire de Saint-Pierre un hôpital « universitaire » que l’administration des Hospices continuerait certes à gérer, mais où elle aurait son mot à dire pour toutes les nominations du personnel médical. Parallèlement à ce projet, cependant, un autre avait vu le jour en mars 1920. Il émanait du Docteur Antoine DEPAGE, lequel avait décidé de créer à Woluwé un hôpital « national » de 600 lits destiné à l’enseignement des spécialités médicales. Un vaste programme de réorganisation de l’enseignement de la médecine à Bruxelles fut élaboré. Il incluait la création de l’hôpital de Woluwé par le Docteur Antoine DEPAGE, et une transformation radicale de l’hôpital Saint-Pierre par le Conseil des Hospices. Il prévoyait la centralisation des instituts universitaires à proximité immédiate de ce dernier hôpital et impliquait une participation financière de la Ville de Bruxelles pour l’acquisition, par expropriation, de vastes terrains autour de lui. Une délégation conduite par le Docteur Antoine DEPAGE fut chargée d’aller présenter le projet aux Etats-Unis, à la Fondation Rockefeller, pour obtenir son concours financier.

Le 1er décembre 1920, la Fondation Rockefeller faisait savoir qu’elle apporterait un concours financier de 40 millions de francs belges à la réalisation du programme mais que tous les efforts devraient se concentrer sur un seul hôpital. Antoine DEPAGE renonça alors à son projet personnel. Le 30 avril 1921, une convention était signée entre toutes les parties concernées. L’hôpital devrait être moderne et adapté à l’enseignement. Il comprendrait 350 lits au moins au début, avec les laboratoires hospitaliers et les bâtiments accessoires nécessaires, consultations, anatomie pathologique, laboratoire de recherches cliniques, ainsi qu’une école d’infirmières placée sous le contrôle de l’Université. Les plans définitifs furent approuvés le 26 novembre 1926 par la Commission d’Assistance Publique. Mais l’on s’avisa alors que le programme de 350 lits initialement prévu et dont les difficultés financières avaient imposé le maintien était notoirement insuffisant. Vu le manque persistant de moyens financiers, une souscription publique fut lancée en 1928 pour financer la construction d’un étage supplémentaire – le 4e – destiné à l’hospitalisation infantile. En 1929, on décida d’un 5e étage, cette fois pour abriter la maternité et des chambres des malades payants. L’hôpital Saint-Pierre compterait finalement, lors de son ouverture le 4 juillet 1935, 545 lits et 65 berceaux.

Novateur dans son architecture

Saint-Pierre était à ses débuts un hôpital « complet », où chaque spécialité était représentée par une consultation et par des lits d’hospitalisation. C’était aussi un hôpital « à l’américaine », nouveauté en Belgique à l’époque, tant au plan de sa conception architecturale que pour ce qui avait trait à son organisation. L’architecte DEWIN eut l’idée d’un hôpital vertical, du type « corridor system », agencé pour faciliter « une communication rapide et une coopération aisée entre les services, les salles, les consultations et l’école de médecine ». Le Docteur J. WYDOOGHE, directeur de l’hôpital, s’était quant à lui initié à la gestion hospitalière à l’américaine. Au plan médical, Saint-Pierre se voulait hôpital « de groupe », favorisant la coopération constante des praticiens des différentes disciplines, où – tradition oblige – le secteur des consultations était très développé, et où l’on trouvait même un petit hôpital d’urgence, embryon de celui que la Commission d’Assistance Publique développera et modernisera en 1963. Pour les médecins, la grande innovation était le temps plein, accordé aux chefs des deux grands services de médecine et de chirurgie. L’hôpital incarnait un idéal de collaboration entre l’Université et « l’administration de la bienfaisance ». De par leur proximité, les laboratoires et les cliniques formaient « une cité où s’entraident la science et l’expérience recueillie au chevet des malades ».
L’hôpital commençait sa carrière porteur de grandes espérances. Certaines des innovations qu’il apportait allaient connaître un large développement ultérieur, les archives médicales, le service médico-social, la comptabilité hospitalière et la diététique médicale, par exemple. Sur deux points essentiels pourtant, le modèle proposé en 1935 fit long feu. Dès 1938 d’une part, tant par manque d’un apport suffisant de patients dans les services de chacun des hôpitaux Brugmann et Saint-Pierre que pour des raisons financières, on décida d’unifier leurs services de spécialités. Le déménagement de la faculté de médecine et des instituts universitaires, d’autre part, allait démanteler la « cité scientifique » de la porte de Hal. Saint-Pierre allait devoir faire, au cours des décennies suivantes, un effort constant d’adaptation au progrès des sciences médicales et des technologies comme au changement des mentalités. C’est en définitive l’inadéquation des bâtiments qui va se révéler cruciale. Ils sont insuffisants face au développement des consultations – manque de salles d’attente et d’examen -, à celui des moyens d’investigations – radio, laboratoires -, à la multiplication des départements, aux activités nouvelles telle la médecine d’urgence, à la nécessité de cloisonner les salles tant pour éviter la contamination intra-hospitalière que pour répondre aux désirs des patients. Il s’ensuivra d’incessants travaux : nouvelle garde (1963), nouveaux laboratoires (1970), nouvelle polyclinique (1985), installation de nouveaux ascenseurs. L’hôpital allait être un perpétuel chantier jusqu’à ce qu’une opportunité s’offrit, enfin, en 1987, de le reconstruire, pour la 3e fois.

Claire DICKSTEIN ( Archiviste Honoraire – CPAS de Bruxelles )

 

♣ ? Et pourquoi ?, me direz-vous, une telle différence d’appellation pour cette place éternellement  » Brusseleire » : et bien c’est simple, pendant que les francophones s’amusent, les flamands entreprennet selon Wiki : Comme son nom l’indique, les édiles communaux la destinaient à la pratique du jeu de balle pelote, fort prisé à Bruxelles au xixe siècle. Son nom néerlandais actuel, « Vossenplein », rappelle qu’elle fut aménagée sur l’emplacement d’une usine de locomotives, « La société du Renard »).

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Easy et Maintenance … la série de la rentrée !

le-moment-present-mediterQuelles pourraient être les caratéristique des cliniques dites  « Bas-Seuil » si ce ne sont les déclinaisons d’une posture générale consistant à privilégier la rencontre, ici et maintenant, dans un espace suffisament hospitalier, entre une personne nécéssiteuse-en besoin(s)-demandeuse, voire demanderesse, dans l’immédiateté de sa souffrance, et un soignant-aidant d’accès facile à ne pas confondre avec un théra-pute de bas-étage ?

La rencontre, ici et maintenant,  oui-mais, et comment ?

Pour ceux qui prendraient en compte la non-négligeable valeur des conjonctions de coordination, une brève analyse du oui-mais nous invite à réexplorer l’ancienne et pourtant très intéressante Triangleproposition que lançait Karpmann, à la suite d’Eric Berne, le père Fond. de l’AT ( analyse transactionnelle ) à propos de ce triangle interactif dramatique dans lequel le duo patient-soignant (toxe-docteur) risque à tous moments de s’ abîmer, passager comme véhicule; pour rappel, ce tiangle interactionnel rend assez bien compte du piège en lequel le patient et le thérapeute tombent lorsqu’ils se prennent à attendre de l’autre des résultats  « sans véritable accord au plus profond de l’implicite ». « Je veux m’en sortir, dit le premier, pouvez-vous m’aider ? » Le second lui répond, « mais oui, évidemment, je suis là pour ça, service ! etc … ».

Ils sont alliés et partent en guerre à la drogue, de conserve, et à toute fin utile . Mais peut-être qu’au fond, ils se disent – aussi – « Je veux seulement du produit pour être plus confort dans ma conso et moins mal dans ce monde de fous, méchants, hostiles ! à quoi il lui sera répondu « je vais vous aider, malgré vous, et coûte que coûte, voire à grands coups d’affectif, à vous  guérir de cette addiction et à reprendre place dans la grande et belle cité des autonomes et autres normaux statistiques … » Le sauveteur se fait petit à petit persécuteur, en attendant désormais du patient, dès lors sa victime consentente, pour son bien à lui, selon le persécuteur, et en réalité pour le pire, selon la désormais victime, un résultat obligé.

De « victime » de la drogue il devient désormais « victime » de la mode socio-sanitaire.

Et comme de bien endtendu, dans cette dynamique, les rôles peuvent s’inverser, le patient  exigeant de plus en plus d’aide, de soin, de soutien et multipliant les symptômes pour pousser le sauveteur-persécuteur, de plus en plus par lui pressé,  à sortir de son rôle neutre et bienveillant et à escalader le mur aux parois de glace, sans pic, de la falaise, que dis-je du précipice, du ravin … qui les sépare tant et plus.

On est pas loin du jeu du Schlemiel ( Des jeux et des hommes, E. Berne, 1964 ) en moins drôle, en moins mondain, en moins horizontal, en plus hard, en plus extrême SM.

et comment ?  et comment déployer la clinique BS ?

La réponse à cette question  est « tout un programme« , un dispositif, une véritable organisation ( on ne peut pratiquer longtemps le Bas-Seuil en solo ), car le « bas-seul » est casse-cou à deux titres au moins : il nécessite non seulement une pluridisciplanité concentrée en un seul homme ou même une seule femme ( accueil du patient en tous ses états d’errance physique et psychique, aide sociale pratique, accompagnement, démarches écrites, contacts divers avec services et professionnels nombreux et fréquents, soutien psychologique, traitements et contention psychiatriques, petite chirurgie et grande écoute, prévention sanitaire, etc … ) et, surtout, une disponibilité horaire et posturale qui ne peut exister quà oublier qu’un cadre doit être créé/trouvé en respect des besoins et des capacités de tous les protagonistes de la relation d’aide, donc du thérapeute solo, en ce cas de figure casse gueule, contraint d’être à tous moments un  « mégapraticien intemporel ».

L’hospitalité inconditionnelle, aujourd’hui, en Occident à tous le moins,  ne peut être assurée par un seul, mais réclame une structure groupée :

  • autorisant un accès « toujours visible » dans la nuit noire des interstices de nos cités « sur-exposées »,
  • en mesure de répondre à toute demande, particulièrement aux demandes/besoins complexes, composites, ambiguës, mélangées, mixées
    • entre
      • les souffrances aiguës des corps malmenés par l’extrême drogue,
      • la recherche militante d’un hébergement, et en urgence s’il vous plaît, ou non,
      • et enfin, par exemple, et parfois en simultané, une approche contenante et incisive d’un syndrome psychotique, agitato e sempre troppo !

L’hospitalité n’est plus ce qu’elle était, mon bon Monsieur, l’accueil est devenu tellement conditionné, ça ne manque pas d’air, que c’est par le biais d’une co-laboration, que dis-je, une  trans-laboration des professions en une offre de services articulée et poreuse, sans surspécialisation, qu’elle peut percoler vers un bénéficiaire cumulard de première classe…

Une des forme extrême du BS est assurément l’aller-vers ( Outreach ) qui prend très sportivement la forme des maraudes vespérales d’un SAMUsocialClub, des errances thérapeutiques des tavailleurs de rue plus ou moins spécialisés, panseurs de plaies pédestres et ambullants ( Infirmiers de rue ) ou mobilhomes de Medicos Del Mundo, l’aller-vers qui rencontre les besoins des plus silencieux, des mieux cachés, des disparus  quand ceux -ci sont devenus im- ou pauci-mobiles, auto-exclus du soin de soi, et quand il convient alors de les approcher, un à un, ou en petit groupe, au plus près de leur mi-lieu mi-non-lieu de vie.

La mobilité générale ( en temps de guerre à l’exclusion ) est presque indispensable au BS, que l’intervenant ubiquitaire  tente de « rabattre » le pan de la couverture sociale  et sanitaire sur ceux qui ne désirent pas encore ou plus se rendre, s’expliquer, se rendre compte ou qu’elle accompagne celles – z – et – ceux que les digues de sécurité ( à double sens ) qui protège des/les côtes continentales auront recueillies ( les Naufragés ) vers des havres plus paisibles …

Et qui dit (im-)mobilité dans la rencontre, implique la pratique de l’embrayage qui, chacun le suppute, autorise que deux disques de taille et de vitesse différente puissent se rencontrer sans que la dynamique cale sèchement !

L’approche BS que je connais, que je pratique, que je défends chaque jour un peu plus ( en effet, le BS ne s’impose pas au soignant, au docteur, a fortiori au « thérapeute » ) m’a été montrée et apprise, sur le tas de dispositifs alternatifs aux courantx continuement  et conservativement majoritaires :

  • durant mes classes de psychiatrie dans le Centre de Crise fondé, en 1983, sous la dynamique de la célèbre antipsychiatresse et antiprohibitionniste Micheline ROELANDT,
  • dès que sorti des couches de la Licence Spéciale, et dûment agréé, dans la Maison Médicale de Forest des Michel Roland, Jacques Morel et consorts, à la garde et au dossier unique partagés
  • à St Pierre, la léproserie des bourgeois de Brossela devenue l’hôpital des pauvres, sur la pointe du coeur de la capitale de l’Europe, service public,

S’il nest pas fondamentalement interdit aux professionnels du bas-seuil de posséder quelque ligne de « conduite », quelque expérience formante ( et lentilles déformantes ), quelqu’expertise, quelque connaissance des complémentarités entre « offres de services » et « besoins/demandes », l’ambition de ceux-ci dans leur rencontre avec le bénéficiaire ne sera pas fonction d’un idéal « normé » ( guérison, insertion, intégration, réhabilitation, etc … ) mais bien de ce qu’il y aura eu moyen d’établir comme plus petit commun objectif ( PPCO ) à court terme, à courte vue, en court métrage, la somme des pas de la marelle  étant égale à la totalité du chemin.

C’est donc une succession de micro-soins, de micro-points, de micro-circuits  qui vont être tissés, de près en près, en une trame personnelle,  idéalement régulière, mais souvent boulochée,  et ce par un assemblage des mailles tissées/choisies par le bénéficiaire dûment accompagné, sur base de la carte non territoriale qui lui aura été présentée le pro du soin global.

En fin de ce premier épisode, nous pouvons déclarer que la clinique du Bas-Seuil  pourrait bien être comparée à une offre étoilée, à  petits plats, prudence,  « fast foot » mais sans saut d’obstacle,  pour une lente restauration,  en commençant par un long apéritif préliminaire centré sur l’ici et maintenant, en mode easy, et, en passant par des entrées en de nombreuses matières, entre autres celle du « Bon Usage » des drogues, jusqu’à parvenir, facultativement au plat de résistance, au moment opportun,  peut-être thérapeutique,  certainement sur mesure, des changements de régime vers un équilibre nouveau, durable et développé, voire, s’il échet, jusqu’à connaître enfin le temps  des cerises sur le gâteau, la sortie de la ( l’extrême) drogue,  de surcroît !!

 

 

Fin du premier épisode de la première saison